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 Vous vous étiez promis d’être une mère zen, présente, et à l’écoute des besoins de votre enfant ? Vous êtes à bout de souffle et ne vous ne vous sentez plus à la hauteur ? Votre enfant est neuro-atypique ou a des troubles d'apprentissage et sa souffrance vous est insupportable ? La scolarisation est devenu un enfer ? Vous souhaitez rétablir des relations positives avec votre enfant, pré-ado ou ado ? ✅  Restaurez l'image que vous avez de votre enfant et de vous même✅ Aidez le à mieux s'organiser, à gagner en confiance et en autonomie✅  Mettez en place des stratégies cohérentes et adaptées à son fonctionnement✅  Utiliser des méthodes naturelles pour apaiser les tensions familiales✅  Prenez soin de vous et répondez à vos propres besoins Aujourd’hui, l’éducation d’un enfant est un apprentissage à double sens. Certains enfants ont un fonctionnement cognitif particulier, d’autres souffrent de troubles des apprentissages qui compliquent la scolarité et la vie de famille au quotidien. Parfois, c’est vous parent qui êtes sensible, voir hypersensible ou neuro-atypique. Votre souffrance est réelle mais vous n'osez pas en parler  de peur d'être incomprise ou jugée.  Mon accompagnement s'adresse à vous et vos enfants !

#vdmé pour vie de mère épuisée ...entre le marteau et l'enclume

03/02/2022

#vdmé pour vie de mère épuisée  ...entre le marteau et l'enclume

Éduquer sa progéniture n’est pas de tout repos et dans cette tâche, nous ne sommes guère aidés par les recommandations des experts qui assènent leurs certitudes avec l’air de «ceux qui savent tout». Pire, on a tendance à se comparer et à se juger.

Je partage aujourd’hui le témoignage d’une maman concernant les soucis de scolarisation de sa fille. 

« Je ne sais plus à quel saint me vouer ! Entre le marteau et l’enclume est l’expression qui me vient quand je pense aux conflits qui nous opposent ma fille et moi. D’un côté Marion qui rejette l’école depuis quelques années et qui me fait vivre un enfer (comportements hyperactifs, impulsifs, agressifs) au moment des devoirs à la maison, mais aussi lors de certains cours au collège et les mots des professeurs qui pleuvent sur son carnet de correspondance. 
Elle dit ouvertement me détester de lui imposer la torture des apprentissages scolaires. Voilà ces propos lors de notre dernier accrochage : « Qu’est-ce que papa et toi ne comprenez pas dans le fait que je n’aime pas l’école. Ça ne sert à rien, c’est une perte de temps monumentale. La plupart des profs sont là pour casser le moral à ceux qui ne rentrent pas dans le moule. Ils n’ont pas le courage de s’avouer que leur métier est inutile et le fonctionnement du système scolaire est dépassé. En plus, je ne m’identifie à aucun élève de ma classe, beaucoup pensent comme moi mais préfèrent subir le système. C’est soit des fayots, soit des débiles. La plupart des mecs sont omnibulés par leur appareil génital et les filles par leur apparence. J’en peux plus de tout ça. Je ne veux plus y aller. Les sauts de classe, les changements de structure (privée/publique/Montessori) n’y changeront rien. Comprenez que ce n’est pas une question de type d’école, c’est juste que ça ne sert à rien. J’apprends plus de choses n’importe où ailleurs ! Je suis plus heureuse lorsque je suis ailleurs ! Je vous déteste de m’imposer ça tous les jours. C’est de la torture»… 
Marion est le marteau, le système scolaire est l’enclume ! 
Après la course au diagnostiques pour comprendre ce qui avait soudain dégouté notre fille de l’école au point de développer une réelle phobie des apprentissages scolaires, nous avons découvert un HPI et une Dyslexie. Nous pensions que les bilans transmis donneraient lieu à un meilleure prise en charge mais des interprétations arbitraires et un déni du HPI par certains enseignants, probablement par manque de formation, n’ont fait qu’aggraver le sentiment de décalage de Marion. En 6ème, malgré les résultats en dents de scie, en fonction des matières et des profs, elle restait dans la moyenne supérieure, mais cette année de 5ème est une catastrophe dès le premier trimestre ! Aussi bien au niveau de son comportement que des notes. 
Bien qu’ils s’en défendent, beaucoup d’enseignants pensent que lorsqu’un enfant n’entre pas dans le cadre bien limité de ce que l’on attend d’eux, les parents sont fautifs.  Ils n’ont pas complètement tort, je suis coupable d’avoir transmis à Marion mon fonctionnement neurocognitif qui crée un si grand décalage avec la norme, et aussi cette Dyslexie, jamais diagnostiquée chez moi, qu’il m’a fallu des années à surmonter par moi-même. J’ai l’impression que c’est ma faute si elle subit tout ça aujourd’hui.
 Après avoir été en échec scolaire total, dénigrée par les profs qui me prédisait un avenir sombre et sans aucun proche pour m’encourager, j’ai perdu toute confiance en moi. Ce n’est que 20 ans après avoir quitté l’école que j’ai découvert ma façon atypique d’apprendre et de fonctionner. J’ai pu alors reprendre mes études et me créer un avenir professionnel à la hauteur de mon potentiel. 
C’est cette perte de temps et de confiance que je souhaite éviter à ma fille en l’incitant à faire de son mieux à l’école. Malheureusement, le fond et la forme des apprentissages scolaires constitue une agression pour elle à ce jour.  Quelle décision prendre ? 
Souvent, je culpabilise en me comparant à ses mamans qui semblent si bien se débrouiller, avec des familles si harmonieuses dont les enfants se tiennent bien, réussissent à l’école, se couchent à des heures raisonnables, ne sont pas accros aux écrans.
Bref, j’ai décidé d’arrêter les comparaisons pour me poser les bonnes questions :
Quels sont les vrais besoins de Marion ? Comment l’aider à s’épanouir ? Comment lui redonner confiance en elle ? Et la plus urgente : Est-ce que « l’école à la maison » pourrait mettre un terme aux tensions familiales et à son mal-être actuel ?